Le design inclusif — ou inclusive design — est une méthodologie qui vise à concevoir des produits utilisables par le plus grand nombre, indépendamment de l'âge, des capacités ou du contexte d'utilisation. Ce n'est pas une liste de règles, c'est une posture.
Principe 1 : Utilisation équitable
Le design doit être utile et vendable à des personnes ayant des capacités différentes. Évitez de créer des versions séparées pour les utilisateurs handicapés — concevez une expérience unifiée.
Principe 2 : Flexibilité d'utilisation
Proposez plusieurs façons d'accomplir une tâche. Un formulaire accessible au clavier, à la souris et au tactile. Une vidéo avec sous-titres, audiodescription et transcript texte.
Principe 3 : Simplicité et intuitivité
L'interface doit être compréhensible quelle que soit l'expérience, les connaissances ou la langue de l'utilisateur. Évitez le jargon, clarifiez les instructions.
Principe 4 : Information perceptible
Communiquez l'information essentielle de manière redondante : visuelle, verbale, tactile. N'utilisez jamais la couleur comme seul vecteur d'information.
Principe 5 : Tolérance à l'erreur
Minimisez les risques d'erreur et leurs conséquences. Permettez d'annuler les actions. Guidez vers la correction plutôt que de punir l'erreur.
Principe 6 : Faible effort physique
Le design doit pouvoir être utilisé efficacement et confortablement avec un minimum de fatigue. Pensez aux personnes avec des troubles moteurs, au tremblement essentiel, à la fatigue chronique.
Principe 7 : Taille et espace adaptés
Prévoyez des zones de clic suffisamment grandes (minimum 44×44px recommandés par les WCAG), un espacement suffisant entre les éléments interactifs.
Le principe bonus : co-conception
Impliquez des personnes handicapées dès la conception, pas seulement en phase de test. Ce sont les expertes de leur propre expérience.